La distinction généralement faite par nous Occidentaux entre esprit et matière n’existait pas pour les anciens Chinois; l’un ne pouvant exister sans l’autre, ils ne pouvaient être séparés.
De même, dans cette science traditionnelle, il n’existait pas de séparation entre l’homme et l’univers, l’homme étant un monde (microcosme) identique au monde environnant (macrocosme); ils s’entremêlent constamment, c’est illusion que de les considérer comme séparés.
Il s’agissait donc d’essayer de vivre au rythme de la vie universelle en se nourrissant de ce qui dans l’homme comme dans l’univers constitue la puissance de la vie (Chi), afin d’amplifier la vie en soi.
Pour cette recherche du maintien de la vie, les anciens créèrent diverses disciplines s’appliquant aux différentes activités de la vie: techniques basées sur un travail d’observation de la nature, du mouvement des astres, de leurs influences sur l’homme; observation de tout ce qui vit: animaux, oiseaux… observation des qualités intrinsèques que chacun peut posséder; et aussi d’observation de son propre corps.Ils élaborèrent donc des techniques alimentaires, respiratoires, gymniques, et de massages afin d’ouvrir le passage à cette force appelée Chi pour lui permettre une libre circulation dans le corps tout entier, et, enfin, cette danse de la vie qu’est le Tai Chi.
« Ce n’est pas le but de la promenade
qui est important,
mais les petits pas qui y mènent. »




